Crimes et disparitions

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 Francis Heaulme

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nathi
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Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Francis Heaulme   Sam 17 Jan - 15:36



Biographie
Battu par son père alcoolique, il devient lui-même alcoolique et tente de se suicider. Cependant, il a une bonne relation avec sa sœur cadette et voue une adoration sans borne à sa mère, qui meurt du cancer, alors qu'il a 23 ans. Sa vague de crime commence après la mort de celle-ci. Doté d'un très faible QI - environ 70 -, il fait preuve d'un autre type d'intelligence.

Livré à lui-même, il a la vie d'un marginal, sillonnant la France à pied, en stop et en train, séjournant dans des refuges Emmaüs et des institutions psychiatriques de désintoxication. Il dépense son revenu minimum à boire, mélangeant parfois alcools et tranquillisants. Il trouve occasionnellement des petits boulots de ferrailleur ou de maçon.

En 1989, devient Compagnon d'Emmaüs, successivement dans trois communautés de France (Brest, Quimperlé, puis Metz).

Atteint du syndrome de Klinefelter, Heaulme ne peut pas assouvir les pulsions sexuelles qui l'assaillent. C'est dans le crime qu'il pourra assouvir une partie de ces pulsions sexuelles. N'étant pas capable de commettre l'acte sexuel, il entraînera par deux fois, des hommes dans ses crimes (dont un cousin éloigné), eux violant la victime, lui tuant. Il avoue les meurtres au personnel médical qui ne le crois pas, soit parce qu'il est trop habitué aux affabulations. Dans de nombreuses gendarmeries, il raconte des agressions imaginaires.

Il est arrêté le 7 janvier 1992 à Bischwiller. Les forces de l'ordre (police et la gendarmerie) ont beaucoup de difficultés à confirmer les cas, car les actes sont faits sans raison ni mobile apparents par une personne très mobile, laquelle possède des alibis à cause de négligence. Les lacunes et la mauvaise coordination des organisations sont aussi des facteurs en cause.

Malgré le peu de soutien de sa hiérarchie, le gendarme Jean-François Abgrall a rapidement compris la règle de base concernant celui qu'il est chargé de traquer : « C'est quand on ne lui demande rien qu'il en dit le plus. »

Francis Heaulme raconte avec une incroyable précision des scènes de meurtre, mais en disant se les être fait raconter, les avoir vu en songe, sans dire qu'il y a participer. Par exemple, il mime la façon de tuer une sentinelle en lui tenant fermement la tête en arrière d'une main et en lui tranchant la carotide de l'autre, ou les dessine, puis se rétracte. Selon Abgrall, « Il ne ment pas. Il n'invente jamais rien. Mais il embrouille volontairement les pistes en mélangeant les crimes, les dates et les lieux. »


Affaires
Les affaires dans lesquelles, il est soupçonné, mis en examen ou condamné sont nombreuses. Il y en aurait des dizaines dans 87 départements de toute la France. Parmi elles :

Meurtre de Jorris Viville (8 ans) à Port-Grimaud. Il est certain que Heaulme était pour ce meurtre accompagné d'un complice (le corps a été déplacé de plus de 20 kilomètres en voiture, ce dont Heaulme est totalement incapable du fait de sa maladie de Klinefelter). Confronté à cinq suspects possibles lors du procès, il les désigna tous successivement comme étant son complice, avant de déclarer qu'il ne voulait pas être le "bouclier émissaire", et fut condamné, seul, à la réclusion à perpétuité.
Meurtre d'Aline Peres, 49 ans, à Brest, pour lequel il est condamné à vingt ans de réclusion criminelle ; c'est ce meurtre qui mettra le gendarme Abgrall, alors affecté à la Brigade de recherche de Rennes, sur sa piste. C'est d'ailleurs pour ce meurtre qu'il sera arrêté à Bischwiller, quatre ans plus tard.
Meurtre d'un légionnaire retraité à Courthézon, dans le Vaucluse, pour lequel il a bénéficié d'un non-lieu. Bien que Heaulme ait avoué ce meurtre au gendarme Abgrall, sa présence sur les lieux du crime n'a jamais pu être avérée. De plus, ses aveux semblaient totalement fantaisistes, en regard des constatations effectuées par les gendarmes sur la scène de crime.
Meurtre de Laurence Guillaume, adolescente de 14 ans, dans les environs de Metz, pour lequel il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Pour ce meurtre, Heaulme était accompagné du cousin de sa victime, dont il avait fait la connaissance moins d'une heure auparavant à la foire de Metz. Celui-ci, reconnu coupable de viol et de complicité de meurtre, fut condamné à 18 ans de prison.
Meurtre de Laurent Bureau, un jeune appelé du contingent, pour lequel il fut acquitté par la Cour d'assises de la Dordogne ; lors de ce meurtre, Heaulme était accompagné de Didier Gentil, déjà condamné au moment du procès à la réclusion à perpétuité pour le viol et le meurtre de la petite Céline, à la Motte-du-Caire, en 1989. La cour n'ayant pu déterminer lequel des deux tueurs avait tué Laurent Bureau, elle les acquitta tous les deux.
Le 29 septembre 1986, Meurtre de deux enfants, Cyril Beining et Alexandre Beckrich, retrouvés morts le long d'une voie de garage de la SNCF, Montigny-lès-Metz. C'est le début de l'affaire Patrick Dils.

Condamnations
En mai 1997, pour plusieurs meurtres, la cour d'assises du Var l'a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec 22 ans de période de sûreté.
Le 16 décembre 2004, il est de plus condamné à une peine de 30 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté de 20 ans, pour trois meurtres commis dans la région de la Marne en 1988 et 1989.

Personnalité
L'adjudant-chef de gendarmerie, Jean-François Abgrall, de la section de recherches de la gendarmerie de Rennes, est le spécialiste des dossiers dans lesquels Francis Heaulme a été condamné, mis en examen ou suspect. C'est lui qui l'arrête le 7 janvier 1992 à Bischwiller en Alsace.

Derrière un visage d'halluciné se cache un être manipulateur et calculateur. Son jeu morbide consiste à lâcher au gendarme des bribes d'informations, à faire comprendre qu'il y a eu des « pépins », terme qu'il utilise pour qualifier ses meurtres, et fait souvent ainsi apparaître de nouvelles affaires, qui se succèdent les unes aux autres, au fil des dialogues.

Selon un de ses avocats successifs, Pierre Gonzalez de Gaspard, Heaulme ne supporte pas d'être confronté à une autorité, qu'il s'agisse d'un gendarme, d'un policier ou d'un magistrat, car il a l'impression qu'ils peuvent lui faire dire n'importe quoi.

Source Wikipedia
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