Crimes et disparitions

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 Emile Louis

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nathi
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Date d'inscription : 11/01/2009

MessageSujet: Emile Louis   Sam 17 Jan - 15:57



Sa vie
Il naît le 21 janvier 1934 à Pontigny (à 25 km au nord-est d'Auxerre) dans l'Yonne. Il est abandonné par sa mère au cours des premiers jours de sa vie. Il est pris en charge par la DDASS puis adopté par une famille d'accueil.

Il est adopté par un père artisan maçon, fossoyeur. Sa mère adoptive est autoritaire et froide, Il apprend à 14 ans que ses parents nourriciers ne sont pas ses vrais parents. Adolescent, il séjourne dans un centre de délinquance en Saône-et-Loire où il est violé. Élève moyen, il obtient son certificat d'études.

En 1952, âgé de 18 ans, il s’engage dans la Légion étrangère et participe à la guerre d'Indochine pendant deux ans où il est affecté dans la marine en tant que transport de soldats tués au front. Il revient d'Indochine française à la fin de la guerre en héros avec plusieurs décorations militaires.

En 1954, âgé de 20 ans, il épouse Chantal Delagneau avec qui il a deux filles, Marilyne et Manoèle, et deux fils, Fabien et Fabrice. Ils vivent à Villefargeau à 7 km à l'ouest d'Auxerre. Son épouse dit de lui qu'il était un homme à double personnalité, gentil et attentionné et méchant et cruel.

Il est employé à la base militaire de Varennes dans l'Yonne

Habitant à Seignelay à 14 km au nord d'Auxerre dont il se fait élire conseiller municipal, il devient chauffeur d'autobus de ramassage scolaire pour la société Les rapides de Bourgogne où il rencontre ses sept jeunes futures victimes.

Il se sépare de son épouse en 1978 après 24 ans d'union « car elle n’était pas portée sur le sexe » et vit avec Gilberte Binoche Lemérorel qui finit par être portée disparue.

En 1984, il s'installe à Draguignan dans le Var après avoir purgé une peine de quatre ans de réclusion pour attouchements sur mineur où il trouve un emploi dans une entreprise de pompes funèbres.

En 1992, en avril, il épouse en secondes noces, Chantal Paradis à Draguignan après une nouvelle condamnation à cinq ans de détention. Elle est en proie à la dépression après son premier divorce.

Il prend sa retraite à Draguignan.


Émile Louis et la Justice française

Une longue suite de crimes et délits

En 1981, habitant et conseiller municipal de Seignelay, il est arrêté et condamné pour attentats à la pudeur sur des mineures de la Ddass confiées à sa compagne.

Toujours 1981, en décembre, Émile Louis est inculpé et mis en examen pour le meurtre de Sylvianne Lesage, 23 ans, élevée par la concubine d’Émile Louis, dont le corps est retrouvé a Rouvray (à 10 km au nord est d'Auxerre) là où Émile Louis a l'habitude d'aller à la pêche. Il est condamné à 4 ans de prison puis bénéficie d'un non-lieu et est libéré de prison en février 1984.

En 1983, le 17 mars, il est condamné par le Tribunal correctionnel d’Auxerre pour attentat à la pudeur sur mineure de moins de 15 ans par personne ayant autorité. Il est condamné à 4 ans de prison.

En 1983, Claude et Monique Dunand, des amis d'Émile Louis, sont inculpés et condamnés pour un commerce proxénéte sadomasochiste barbare à Appoigny à 10 km au nord-ouest d'Auxerre avec de nombreuses jeunes filles et femmes issues de la DDASS. Leur réseau de clientèle serait étendu jusque dans les milieux importants d'Auxerre.

En 1984, le gendarme Christian Jambert (enfant de la DDASS) chargé de l'enquête de "l'affaire des disparues de l’Yonne" adresse au parquet d’Auxerre un rapport qui met en cause Émile Louis et des réseaux proxénètes sado-masochistes de l'Yonne qui exploitent les filles de la DDASS. Sept viols et assassinats commis à Auxerre et aux environs entre 1975 et 1979 sur des jeunes femmes de la DDASS déficientes mentales légères âgées de 16 à 22 ans. Le procureur de la République René Meyer à qui le gendarme Jambert remit son rapport n'ouvre pas d'information pour manque de preuves et demande informellement au gendarme de poursuivre l'enquête. Le rapport est égaré. Le gendarme se suicide de deux balles dans la tête depuis la bouche des suites d'une longue dépression excédé de ne pas être pris au sérieux dans l'affaire Émile Louis en août 1997. Un second rapport d'expertise après inhumation conclu à l'assassinat du gendarme Adjudant-chef.


La DDASS d'Auxerre impliquée

En 1989, Pierre Charrier, directeur de la DDASS de l'Yonne à Auxerre d'où viennent les sept jeunes filles est pris en flagrant délit à l'arrière d'une voiture en compagnie d'une handicapée de 22 ans dont il abuse sexuellement. Il explique qu'il aurait ainsi permis à la jeune femme de « s'épanouir affectivement ». Il est condamné à six ans de prison ferme.

De plus, comment toutes ces jeunes-filles, dont la DDASS avait la tutelle ont-elles pu subir un tel martyre: viols, séquestres, actes de barbarie, etc... pendant des années, sans que celle-ci ne "voit" absolument rien?


Rattrapé à Draguignan
En 1989, le 23 novembre, Émile Louis qui est parti vivre à Draguignan dans le sud de la France est condamné par le Tribunal correctionnel de Draguignan à 5 ans de prison dont 1 an de sursis et 3 ans de mises à l’épreuve, pour attentat à la pudeur commis avec violence. Il est libéré le 18 avril 1992.

En 1996, le 3 juillet, l’association de défense des handicapés de l’Yonne dépose une plainte au juge d'instruction Benoït Lewandowski pour enlèvement et séquestration dans "l'affaire des disparues de l’Yonne.". Les juges d'instruction et Procureurs de la République refusent la réouverture du dossier en février 1997 pour prescription, l'affaire étant ancienne de plus de 15 ans (en droit français, un crime est prescrit au bout de dix ans).

Les familles de victimes décident d'ultra médiatiser l'affaire en écrivant à l'émission Perdu de vue de TF1 animé par Jacques Pradel. Ce dernier prend à cœur cette affaire et saisit l'occasion de faire monter son audimat en utilisant son émission pour recueillir des témoignages et jouer les journalistes d'investigation et faire bouger la Justice. Il publie un livre Disparues de l'Yonne - la 8e victime aux éditions Michel Lafont en 2005 (Résumé).

En 2000, le 12 décembre, Émile Louis est placé en garde à vue après avoir avoué le meurtre des sept disparues de l'Yonne à des enquêteurs. Deux corps de victimes identifiées sont retrouvés aux endroits qu'il a indiqués, dont celui de Jacqueline Weis, une jeune fille de la DDASS qui a vécu chez lui à titre de famille d'accueil, et celui de Madeleine Dejust, une de ses maîtresses. Puis il se rétracte, nie et clame son innocence. Il explique avoir raconté n'importe quoi en pensant que les faits étaient prescrits. L’affaire est alors particulièrement complexe car les jeunes femmes sont portées disparues depuis 20 ans. Le 13 décembre, Chantal Paradis, la seconde épouse d'Émile Louis porte plainte contre lui à Draguignan pour viol et tortures horribles après qu'il l'a droguée aux médicaments entre 1992 et 1995, ainsi que sur sa fille Karine issue de son premier mariage, alors âgée de 14 ans (Karine a déposé plainte en janvier 2000 contre son beau-père pour agressions sexuelles). Émile Louis reconnaît les faits devant les enquêteurs puis nie tout en bloc et clame son innocence. Il est écroué le 14 décembre.


Condamné 23 ans après
En 2004, le 26 mars, il est condamné en première instance à 20 ans de réclusion, assortie d’une période de sûreté des deux tiers, par le Tribunal correctionnel de Draguignan pour viols avec actes de torture et de barbarie sur sa seconde épouse et viols sur sa belle-fille, commis à Draguignan au début des années 1990.

En 2004, le 17 novembre, la meilleure amie de Jacqueline Weis, une des disparues de l'Yonne affirme que Jacqueline Weis enfant de la DDASS subissait des sévices par Émile Louis, chez qui elle vivait à titre de famille d’accueil à Villefargeau. Son corps est retrouvé le 4 janvier 2001 à Rouvray à l'endroit avoué par l’accusé. Il se rétracte immédiatement après ses aveux.

En 2004, le 23 novembre, Émile Louis reconnaît le viol et la séquestration d'Anne-Marie Ziegler rencontrée au milieu des années 1980. Ils étaient voisins de mobile-home dans un camping du Var. Elle n’a pas porté plainte de peur qu’il ne s’en prenne à ses trois enfants.

En 2004, le 25 novembre, il est condamné en première instance par la cour d’assises de l'Yonne à l'âge de 66 ans à la réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sûreté de 18 ans après onze ans de procédures judiciaires pour meurtre des sept viols et assassinats de l'affaire des disparues de l’Yonne. Il est également condamné à verser 60 000 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral pour les enfants de Bernadette Lemoine et Françoise Lemoine, 30 000 euros pour la mère de Chantal Gras, 15 000 euros pour les sœurs et les frères des sept victimes, 5 000 euros à chacune des 15 parties civiles au titre des frais de procédure. Ne pouvant pas verser de tels montants, c’est l’État, via la commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) qui dédommage les parties civiles. Les familles des victimes réclament de poursuivre le procès pour savoir ce qui est arrivé aux cinq des sept disparues dont on n’a pas retrouvé les corps. Émile Louis se pourvoie en Appel.

En 2005, le 12 octobre, la fille aînée d'Émile Louis, Marilyne Vinet entendue comme témoin au procès de Draguignan déclare avoir été violée par son père alors qu’elle avait 5 ans et 19 ans. Elle affirme également avoir assisté à l'âge de 10 ans environ au meurtre d’une jeune fille éventrée par son père dans un bois à Saint-Florentin (à 30 km au nord-est d'Auxerre). Elle publie un livre Être la fille d'Émile Louis qu'elle qualifie de prédateur.

En 2005, le 14 octobre, il est condamné à 30 ans de réclusion, assortie d’une période de sûreté des deux tiers par la cour d’appel des Bouches-du-Rhône, pour viols avec actes de torture et de barbarie sur sa seconde épouse et viols sur sa belle-fille, à Draguignan, au début des années 1990. Soit 10 ans de plus qu'en première instance (en plus de sa peine de réclusion à perpétuité pour l'affaire des disparues de l’Yonne).

En juin 2006, les douze jurés de la Cour d'appel de Paris confirment une peine identique à la première instance pour l'affaire des disparues de l’Yonne : réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sûreté de 18 ans et dédommagement des famille de victimes. La Cour de cassation confirme cette condamnation le 13 septembre 2007.


Psychologie d’Émile Louis
Sa mère adoptive est autoritaire et froide, trait de personnalité dont il s'imprègne entièrement. Il se réfugie dans un moi grandiose et omnipotent. Il est en même temps décrit comme un homme gentil, serviable, à l’écoute et affectueux, un confident, un père, qui apportait beaucoup à des jeunes en manque d’affection et de reconnaissance.

Émile Louis est en proie à des pulsions sexuelles violentes. Il est également diagnostiqué comme une forteresse qui entoure un vide affectif sidéral. Émile Louis porte en lui-même les caractéristiques de ses victimes. Elles incarnent ce qu’il hait à l’intérieur de lui-même et cela justifie sa violence sexuelle et prédatrice avec « ses sœurs de misères » selon ses mots.

Les psychologues lui attribuent un QI de 100. Il est marqué par des troubles affectifs profonds et par sa non relation à sa mère et son père qu’il n’a jamais connus. Il est réputé menteur.

Émile Louis a confessé qu’il croyait en Dieu « qui pardonne à ceux qui l’ont offensé... ». Il exprime le désir de se retirer du monde entier et de finir ses jours dans un monastère dans un isolement total et dans la prière.

Émile Louis souffre en plus d’une cardiopathie coronarienne et d’un diabète qui l’obligent à recevoir des injections d’insuline quotidiennes

Source:wikipedia
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